![]() |
Pourquoi le Mexique a-t-il représenté durant près d’un siècle un modèle pour le « développement » ? Comment les territoires et les populations de ce pays ont-ils été mis en scène avant tout par des anthropologues ? Dans quelle mesure, en France, les géographes ont-ils été les principaux organisateurs de la recherche sur l’Amériques latine depuis le milieu du XXe siècle ? Comment dans le Nouveau Monde les sciences sociales s’agencent-elles entre elles autrement qu’en Europe ? Que signifie la production des données sur les sociétés des pays latino-américains et comment les transforme-t-on en panoramas organisés ? Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre à partir de souvenirs personnels de l’auteur, au Mexique principalement, mais aussi ailleurs en Amérique et en France, et par ailleurs à partir de témoignages de collègues et amis, d’archives publiques ou privées, de publications diverses. Si cet ouvrage retrace avant tout un itinéraire personnel, il propose également l’histoire d’une collectivité faite à la fois d’individus et d’institutions. Ces dernières constituent les meilleurs traceurs des évolutions intellectuelles, les meilleurs révélateurs des regards que les latino-américanistes ont échangés avec les Latino-américains depuis la Seconde Guerre mondiale: institutionnelles certes, mais aussi intellectuelles et l’on y voit quels regards les latino-américains ont échangé avec les latino-américanistes. Les uns et les autres étaient souvent les mêmes personnes. L’auteur évoque ainsi quelques figures fondatrices, Alfonso Reyes ou Paul Rivet, mais surtout divers pionniers, Pierre Monbeig, François Chevalier ou Luis Gonzalez, ou des collègues avec qui il a pu œuvrer, Romain Gaignard, Jean Revel Mouroz ou Luis unikel, au milieu d’une vaste cohorte qui s’est renouvelée. Voir la couverture en grand |
![]() |
M. Pierre Bauchet, notre président
honoraire, ancien directeur scientifique au CNRS,
ancien président de l’université Paris I, membre de
l’Institut, est déjà auteur de nombreux ouvrages sur
la planification et l’économie. Il vient de publier : "Régulation et mondialisation. Le modèle américain revu par l’Europe", chez «L’Harmattan» collection l’Esprit économique, 2008. Ce n’est qu’à partir des années 1980 que le gouvernement Français, comme d’autres gouvernements européens, adopta une politique de régulation, nouvelle «gouvernance» administrative. La création par le Parlement français des premières Autorités administratives dans le cadre de règlements de Bruxelles constitue bien une innovation comme l’avait été la création des Commissions par le gouvernement fédéral américain à partir de la fin du XIXe siècle. Cet ouvrage s’efforce d’éclairer les raisons, les différences et le destin des politiques de régulation américaines et européennes que l’auteur a observées sur les deux continents. |
![]() |
Ce récit est l'histoire d'une vie. Celle d'une femme du Cambodge. Cette biographie est une interrogation, surtout à travers un cas singulier, au fil de cinq générations, de l'ethnicité cambodgienne, depuis que des aïeux Chinois de Chine, Chinois du Cambodge, Philippins, Vietnamiens du Viêt Nam et du Cambodge, établirent là leur descendance. Qu'est-ce qu'être une Cambodgienne, un Cambodgien lorsque l'on naît et que l'on passe son enfance et son adolescence sous le Protectorat français, et que l'on devient adulte dans un pays entraîné dans le chaos ?
|
![]() |
Les gens qui parlent dans ces pages ne sont pas des individualités de premier plan, de celles qui écrivent chaque jour dans la presse, ou font la dernière page des hebdomadaires cairotes :
ce sont des médecins souvent sans fortune, de petits avocats de village, des imams de localités retirées. Ce sont aussi des tenanciers de pubs fous de littérature, des metteurs en scène de théâtre amateur, des dialectologues autodidactes amoureux de langues locales, des mères de famille venues là par le hasard d'un mariage d'amour, des moines chrétiens en recherche de Dieu, des islamistes reconvertis dans l'agriculture désertique, des hommes de télévision qui croient à la décentralisation de la communication, des femmes passionnées de méthodes modernes d'enseignement, des mystiques qui pensent que le soufisme vaut aussi pour la vie dans le siècle... |
![]() |
La connaissance est-elle en train de se fractionner en une multitude de savoirs spécialisés sans communication les uns avec les autres ? Le monde va-t-il se partager entre ceux qui ont accès à cette connaissance et ceux qui en sont exclus ? |
![]() |
Le manteau vert, c'est l'ensemble des végétaux de la planète qui réalisent la photosynthèse. |