Le coton du CIRAD : 10 octobre 2002

Le programme “Cotons” du CIRAD, organisme scientifique français spécialisé en agronomie tropicale, vise à améliorer de manière durable la compétitivité des filières cotonnières : son projet “Aide à la décision” a pour objectif d'élaborer des outils destinés aux différents acteurs de la filière, afin d'améliorer la maîtrise de la production, en quantité comme en qualité.

Le modèle “Cotons” est un de ces outils : il simule la croissance du cotonnier. En effet, aux processus physiologiques de croissance et de développement du cotonnier, peuvent être associées des données mathématiques concernant les interactions entre les différentes parties de la plante. De ces calculs résulte une visualisation correspondante à l'ordinateur : différents types de branches, apparition et croissance des feuilles et des capsules, progression du système racinaire, en cours de cycle végétatif. L'ajustement de la simulation à la réalité de terrain peut faire intervenir jusqu'à 29 variables de nature différente aux divers moments du cycle de la culture.

Tel quel, le modèle “Cotons”, puissant outil de recherche pour l'ensemble des champs disciplinaires peut, par exemple, apporter une aide au niveau de la construction des seuils d'intervention phytosanitaire (traitements) et du diagnostic agronomique. De plus, c'est un outil pédagogique puissant et convivial puisqu'il sert à la formation d'agents techniques intervenant dans la production cotonnière. Les sociétés peuvent ainsi élaborer des grilles de recommandations en fonction des conditions de milieu et des objectifs de production.

Pour notre part, après avoir effectivement vu, sur l'écran-couleur de l'ordinateur, des arbustes cotonniers virtuels croître, fleurir et se couvrir de capsules, nous avons ensuite approché de près, guidés par M. Crétenet, la culture de plein champ (mais oui! même à Montpellier!) : on pouvait, en effet, découvrir divers types de cotonniers et apercevoir, sur un même plant, des capsules en cours de formation ou d'autres laissant échapper quelques flocons neigeux. Il était temps d'ailleurs, car la fin de saison arrivait!

Françoise Plénat

retour