L’événement récent a été la venue à Strasbourg du
Professeur Edouard Brézin, membre de l’Institut,
ancien Président du CNRS et actuel Président de la
Fondation Nationale Alfred Kastler (FnAK).
Monsieur Brézin, invité conjointement par notre
association, par la délégation du CNRS en Alsace et
par la direction strasbourgeoise de la FnaK, a donné
sa conférence «Demain, la Physique» à l’amphithéâtre
Marguerite Perez du campus de Strasbourg –
Cronembourg.
En présence du bureau parisien de l’association, des
adhérents d’Alsace et de Lorraine, des responsables
d’équipes de recherche, des doctorants et chercheurs
étrangers accueillis à Strasbourg ont suivi
avec attention et curiosité les arguments développés
par le conférencier, grand spécialiste des
sciences et humaniste.
Devant un auditoire de près de soixante personnes,
captivées par son plaidoyer en faveur d’une
recherche qui rende possible les découvertes, il
développa trois approches, en phase avec les distinguos
entre la Science et les applications de la
Science, avec le listage de problèmes non résolus,
véritables défis pour les sociétés humaines, avec
aussi l’évolution de la cosmologie et le «spéculatif»
du big-bang, toujours d’actualité.
Parmi les questions posées au conférencier, on relève
celles concernant la hiérarchisation des problèmes non
résolus dont l’essai reste délicat et teinté de subjectivisme
celles ayant trait à l’interface Sciences physiques,
Sciences du vivant, où la pratique transdisciplinaire
dans l’effort de formation reste fragmentaire ; celles
relatives aux sources d’énergie du futur. Questionné
sur l’aboutissement du projet ITER, avec l’espoir d’un
prototype industriel opérationnel d’ici un demi-siècle,
Monsieur Brézin exprima «des sentiments mélangés».
Restons sur cette certitude que l’éducation scientifique
participe de démarches où le doute est un principe
actif de progrès.
Après nous avoir montré, par ses réponses et
reflexions, comment le progrès dépend pour une
large part de la physique, le conférencier nous laissa
entendre que la Science n’est pas seulement
l’instrument qui fabrique la Technologie : l’instrumentation
en imagerie médicale est aujourd’hui
connue d’un nombreux public qui ignore encore
que la physique permet aussi de mieux formaliser
de nouvelles façons de penser la biologie pour
répondre aux enjeux bio-humains de demain.
Nous remercions ici le Professeur Edouard Brézin
pour nous avoir fait partager son savoir et ses
convictions. Nous remercions également notre
délégué régional du CNRS en Alsace, Philippe Pieri,
pour son accueil et l’offre du «pot de l’amitié» aux
participants.
Des contacts noués à l’occasion de cette journée
ouvrent des perspectives à de nouvelles rencontres
de membres de l’Association : à Strasbourg l’européenne
et dans l’espace du Rhin Supérieur, francogermano-
suisse.
Jean-Pierre Schwaab et Lothaire Zilliox
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