Le 4 juin 2008 à la délégation CNRS, Strasbourg-Cronenbourg : "Demain, la Physique", par Edouard BREZIN

L’événement récent a été la venue à Strasbourg du Professeur Edouard Brézin, membre de l’Institut, ancien Président du CNRS et actuel Président de la Fondation Nationale Alfred Kastler (FnAK).

Monsieur Brézin, invité conjointement par notre association, par la délégation du CNRS en Alsace et par la direction strasbourgeoise de la FnaK, a donné sa conférence «Demain, la Physique» à l’amphithéâtre Marguerite Perez du campus de Strasbourg – Cronembourg.

En présence du bureau parisien de l’association, des adhérents d’Alsace et de Lorraine, des responsables d’équipes de recherche, des doctorants et chercheurs étrangers accueillis à Strasbourg ont suivi avec attention et curiosité les arguments développés par le conférencier, grand spécialiste des sciences et humaniste.

Devant un auditoire de près de soixante personnes, captivées par son plaidoyer en faveur d’une recherche qui rende possible les découvertes, il développa trois approches, en phase avec les distinguos entre la Science et les applications de la Science, avec le listage de problèmes non résolus, véritables défis pour les sociétés humaines, avec aussi l’évolution de la cosmologie et le «spéculatif» du big-bang, toujours d’actualité.

Parmi les questions posées au conférencier, on relève celles concernant la hiérarchisation des problèmes non résolus dont l’essai reste délicat et teinté de subjectivisme celles ayant trait à l’interface Sciences physiques, Sciences du vivant, où la pratique transdisciplinaire dans l’effort de formation reste fragmentaire ; celles relatives aux sources d’énergie du futur. Questionné sur l’aboutissement du projet ITER, avec l’espoir d’un prototype industriel opérationnel d’ici un demi-siècle, Monsieur Brézin exprima «des sentiments mélangés». Restons sur cette certitude que l’éducation scientifique participe de démarches où le doute est un principe actif de progrès.

Après nous avoir montré, par ses réponses et reflexions, comment le progrès dépend pour une large part de la physique, le conférencier nous laissa entendre que la Science n’est pas seulement l’instrument qui fabrique la Technologie : l’instrumentation en imagerie médicale est aujourd’hui connue d’un nombreux public qui ignore encore que la physique permet aussi de mieux formaliser de nouvelles façons de penser la biologie pour répondre aux enjeux bio-humains de demain.

Nous remercions ici le Professeur Edouard Brézin pour nous avoir fait partager son savoir et ses convictions. Nous remercions également notre délégué régional du CNRS en Alsace, Philippe Pieri, pour son accueil et l’offre du «pot de l’amitié» aux participants.

Des contacts noués à l’occasion de cette journée ouvrent des perspectives à de nouvelles rencontres de membres de l’Association : à Strasbourg l’européenne et dans l’espace du Rhin Supérieur, francogermano- suisse.

Jean-Pierre Schwaab et Lothaire Zilliox

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