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La Médaille d'or 2008 du CNRS, plus haute distinction en France pour des travaux de recherche scientifique, est décernée à un généticien de renommée internationale : Jean Weissenbach, directeur de recherche au CNRS. Ce chercheur de 62 ans est à l'origine de la première carte génétique humaine de haute résolution. Grâce à cet outil de référence, des centaines de gènes associés à des maladies génétiques ont pu être découverts, ce qui a permis le diagnostic précoce de ces pathologies. Jean Weissenbach a également participé au grand projet de séquençage du génome humain et mis au point des techniques innovantes pour explorer le génome d'organismes modèles en biologie (drosophile, riz...). Il dirige, depuis 1997, le Genoscope-Centre national de séquençage (CEA) et l'unité mixte de recherche Génomique métabolique (Université d'Evry/CNRS/CEA) tous deux situés sur le campus du Genopole. Depuis quelques années, il a réorienté son laboratoire vers l'étude des micro-organismes de l'environnement, à l'origine des biocatalyseurs nécessaires à la chimie de demain. >> Lire son portrait (site du CNRS) |
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est décédé le 13 août 2008, à l’âge de 104 ans après une longue carrière remarquable de rénovation des mathématiques.
Né à Nancy dans une famille de musiciens et de mathématiciens -son père, Elie, a travaillé avec Henri Poincaré et a été un maître de la géométrie différentielle- Henri Cartan est un brillant élève à l’ENS où il entre à 19 ans ; à 22 ans il est agrégé et devient professeur à Caen, Lille, Strasbourg, Clermont-Ferrand. C’est en 1934 qu’il crée avec de jeunes confrères mathématiciens à l’ENS le groupe Nicolas Bourkaki pour en finir avec un enseignement suranné des mathématiques. Ses recherches menées avec des collègues en Allemagne ou avec les américains le conduisent à rédiger, en 1956 avec Samuel Eilenberg l’ouvrage «Homological Algebra» qui fait encore référence aujourd’hui. Il est l’auteur de beaucoup d’autres travaux remarqués. De 1948 à 1964, il donne une série de séminaires célèbres qui sont à l’origine du renouveau des mathématiques françaises. Il reçoit les plus hautes récompenses : l’Académie des Sciences en 1974, la médaille d’or du CNRS en 1976 et le prix Wolf en 1980. De tous ses honneurs il se sert pour sortir les mathématiques françaises de leur isolement, créer la Société Mathématique Européenne, mais aussi pour défendre les droits de l’homme et ceux de certains de ses collègues étrangers persécutés dans leur pays. Le monde scientifique perd un grand mathématicien et un grand humaniste. |
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Albert Fert est professeur de Physique à l'Université Paris-Sud et directeur scientifique à l'Unité mixte de physique CNRS/Thales. Il a été élu à l'Académie des Sciences en novembre 2004. Il a reçu la médaille d'or 2003 du CNRS. >> Lire le communiqué de presse CNRS pour la médaille d'or 2003 |